Gygi_Crossblocks

Fabrice Gygi (Genève, 1965)
Crossblocks, 2001
Installation (acier, peinture et chaînes de fer), 120 x 150 x 165 cm
Acquisition en co-propriété avec la Confédération suisse, Office fédéral de la culture, Berne, 2005.
Inv. 2005-032
© Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

Barrières, murs de sacs, airbags, blocages routiers, tours de contrôles, pylônes ou canon à eau, les sculptures de Gygi déclinent toute la gamme du mobilier urbain ayant trait au maintien de l’ordre social, à la protection ou à la canalisation des individus. Formé à l'Ecole supérieure d'art visuel à Genève, l’artiste s’oriente très vite vers la sculpture, tout d’abord avec des structures temporaires (Cabane, 1986) puis au moyen de performances faisant usage d’objets (Always Upright, 1995). Il développe un vocabulaire formel hérité du minimalisme – tant dans son utilisation des matériaux que dans l’attention portée à l’espace et au rôle des spectateurs – pour explorer des thèmes liés au pouvoir et à l’autorité dans leurs diverses manifestations. Ainsi le thème de la barrière ou de la palissade, cet élément urbain destiné à protéger mais aussi à séparer, à canaliser, à enfermer, apparaît de façon récurrente dans son travail.

Crossblocks se présente comme un alignement d’éléments en acier reliés par des chaînes, barrière à l’aspect impénétrable et menaçant, mais contenant déjà sa potentielle transgression, comme l’évoque le titre même de l’œuvre (cross = traverser). Construite à hauteur humaine, la sculpture renvoie également les spectateurs à leur corps et, partant, à leur rapport à l’espace dans lequel ils évoluent – qu’il soit urbain ou muséal, contraignant ou à reconquérir.


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Bibliographie

Divers auteurs

Gygi: a manual

cat. exp.  53e Biennale de Venise, 2009, Zurich,  JRP Ringier, 2009.

Divers auteurs

Fabrice Gygi

cat. exp., Genève, Mamco, Esslingen am Neckar, Villa Merkel, Galerien der Stadt, Saint-Gall, Kunstmuseum, 2004-2005, Zurich, JRP Ringier, 2005.